Par le P. Reginald Garrigou-Lagrange, O.P.
Extrait de la Vie Spitituelle
n°187, du 1er Avril 1935
L’assistance à la Messe, source de sanctification
L’oblation toujours vivante au cœur du christ
Les effets du sacrifice de la messe et nos dispositions intérieures
Comment nous unir au sacrifice eucharistique ?
La
sanctification de notre âme se trouve dans une union chaque jour plus intime
avec Dieu, union de foi, de confiance et d’amour. Dès lors un des plus grands moyens de sanctification est l’acte le plus élevé de la vertu de religion et du culte
chrétien : la participation au
sacrifice de la Messe. Pour toute âme intérieure, la Messe doit être chaque
matin comme la source éminente, d’où dérivent les grâces dont nous avons besoin dans le
cours de la journée, source de lumière et de chaleur, semblable, dans l’ordre spirituel, à ce qu’est le lever du soleil dans l’ordre de
la nature. Après la nuit et le sommeil, qui sont comme une image de la mort,
le soleil réapparaissant chaque matin rend en quelque sorte la vie à tout ce qui
se réveille à la surface de la terre. Si nous connaissions profondément le prix
de la messe quotidienne, nous verrions qu’elle est comme un lever de soleil spirituel, pour renouveler,
conserver et augmenter en nous la vie de la grâce,
qui est la vie éternelle commencée. Mais trop souvent l’habitude d’assister
à la messe, par manque d’esprit de foi,
dégénère en routine, et nous ne recevons plus alors du saint sacrifice tous les
fruits que nous devrions en recevoir.
Ce
devrait être pourtant l’acte le plus grand de chacune de nos journées,
et dans la vie d’un chrétien, surtout d’un religieux,
tous les autres actes quotidiens ne devraient être que l’accompagnement
de celui-là,
notamment toutes les autres prières et les petits sacrifices que nous devons
offrir au Seigneur dans la journée.
Rappelons
ici : 1° ce qui fait la valeur du
sacrifice de la messe, 2° quel est le rapport de ses effets avec nos dispositions
intérieures, 3° comment nous devons nous unir au sacrifice eucharistique.
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L’excellence du sacrifice de la Messe vient, dit le Concile
de Trente[1],
de ce que c’est le même sacrifice en
substance que celui de la Croix, parce que c’est le même
prêtre qui continue actuellement de s’offrir par ses ministres, c’est la même victime, réellement présente sur l’autel, qui est réellement offerte ; seule la manière de l’offrir diffère : tandis qu’il y eut sur la Croix une immolation sanglante, il y a
à la Messe une immolation sacramentelle par la séparation, non pas physique, mais sacramentelle du corps et du sang
du Sauveur, en vertu de la double consécration. Ainsi le sang de Jésus, sans
être physiquement répandu, est sacramentellement répandu[2].
Cette
immolation sacramentelle est un signe[3] de l’oblation
intérieure de Jésus, à laquelle nous devons nous unir ; elle est aussi le mémorial de l’immolation sanglante du Calvaire. Bien qu’elle soit
seulement sacramentelle, cette immolation du Verbe de Dieu fait chair est plus
expressive que l’immolation sanglante de l’agneau pascal et de toutes les victimes de l’Ancien Testament. Un signe tire en effet sa valeur
expressive de la grandeur de la chose signifiée ; le drapeau qui nous rappelle la patrie, fût-il d’une étoffe
commune, a plus de prix à nos yeux que le fanion particulier d’une compagnie ou que l’insigne d’un officier. De même l’immolation sanglante des victimes de l’Ancien Testament, figure éloignée du sacrifice de la
Croix, exprimait seulement les sentiments intérieurs des prêtres et des fidèles
de l’ancienne Loi ; tandis que l’immolation
sacramentelle du Sauveur sur nos autels exprime surtout l’oblation
intérieure toujours vivante au cœur du « Christ
qui ne cesse d’intercéder pour nous » (Hébr., VII, 25).
Or
cette oblation, qui est comme l’âme du
sacrifice de la Messe, a une valeur infinie, qu’elle puise en
la personne divine du Verbe fait chair, prêtre principal et victime, dont l’immolation continue sous une forme sacramentelle.
Saint
Jean Chrysostome écrit : « Lorsque vous voyez à l’autel le ministre sacré élevant vers le ciel la sainte hostie, n’allez pas croire que cet homme soit le prêtre véritable
(principal), mais, élevant vos pensées au-dessus de ce qui frappe les sens, considérez la main de Jésus-Christ invisiblement étendue[4]. » Le prêtre que nous voyons de nos yeux de chair ne peut
pénétrer toute la profondeur de ce mystère, mais au-dessus de lui il y a l’intelligence et la volonté de Jésus prêtre principal. Si le ministre n’est pas toujours ce qu’il devrait être, le prêtre principal est infiniment saint ; si le ministre, même lorsqu’il est très bon, peut être légèrement distrait ou
occupé des cérémonies extérieures du sacrifice, sans en pénétrer le sens
intime, il y a au-dessus de lui quelqu’un qui n’est pas
distrait et qui offre à Dieu en pleine connaissance de cause une adoration
réparatrice d’une valeur infinie, une
supplication et une action de grâces d’une
portée sans limites.
Cette
oblation intérieure toujours vivante au cœur du Christ est donc bien pour ainsi dire l’âme du sacrifice de la Messe. Elle est la continuation de celle par laquelle Jésus s’offrit comme victime en entrant en ce monde et dans
tout le cours de son existence terrestre, surtout sur la Croix. Quand le
Sauveur était sur la terre, cette oblation était méritoire ; maintenant elle continue sans cette modalité du
mérite. Elle continue sous forme d’adoration
réparatrice et de supplication,
pour nous appliquer les mérites passés de la Croix. Même lorsque la dernière Messe
sera achevée à la fin du monde, et qu’il n’y aura plus de sacrifice proprement dit, mais sa
consommation, l’oblation intérieure du
Christ à son Père durera, non plus sous forme de réparation et de supplication,
mais sous forme d’adoration et d’action de grâces. C’est ce que nous fait prévoir le Sanctus,
Sanctus, Sanctus, qui donne quelque idée du culte des bienheureux dans l’éternité.
S’il nous était donné de voir immédiatement l’amour qui inspire cette oblation intérieure, qui dure
sans cesse au cœur du Christ, « toujours vivant pour intercéder pour nous », quelle ne serait pas notre admiration !
La
Bienheureuse Angèle de Foligno nous dit[5] : « J’ai non pas la pensée vague, mais la certitude absolue
que, si une âme voyait et contemplait quelqu’une des splendeurs intimes du sacrement de l’autel, elle prendrait feu, car elle verrait l’amour divin. Il me semble que ceux qui offrent le
sacrifice, ou qui y prennent part, devraient méditer profondément sur la vérité
profonde du mystère trois fois saint, dans la contemplation duquel nous
devrions demeurer immobiles et absorbés. »
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L’oblation intérieure du Christ Jésus, qui est l’Ame du sacrifice eucharistique, a les mêmes fins
et les mêmes effets que le sacrifice de la Croix, mais il importe de distinguer,
parmi ces effets, ceux qui sont relatifs à Dieu et ceux qui nous concernent.
Les
effets de la Messe immédiatement relatifs à Dieu, comme l’adoration
réparatrice et l’action de grâces, se
produisent toujours infailliblement et pleinement avec leur valeur infinie, même sans notre concours, même si
la Messe était célébrée par un ministre indigne, pourvu qu’elle soit valide. De chaque Messe s’élève ainsi vers Dieu une adoration et une action de
grâces d’une valeur sans limites, à raison
de la dignité du Prêtre principal qui offre et du prix de la victime offerte.
Cette oblation « plait plus à Dieu
que tous les péchés réunis ne lui déplaisent » ; c’est là ce qui
constitue l’essence même du mystère de la
Rédemption par manière de satisfaction[6].
Quant
aux effets de la Messe, qui sont relatifs à nous, ils ne se répandent
que dans la mesure de nos
dispositions intérieures.
C’est ainsi que la Messe, comme sacrifice propitiatoire,
obtient ex opere operato
aux pécheurs qui n’y résistent pas, la
grâce actuelle qui les porte à se repentir et qui leur inspire d’aller se confesser de leurs fautes[7].
Les paroles Agnus Dei, qui tollis peccata
mundi, parce nobis Domine, produisent en ceux des
pécheurs qui n’y mettent pas d’obstacle des sentiments de contrition, comme le sacrifice
de la Croix les produisit en l’âme du bon
larron. Il s’agit ici surtout des pécheurs
qui assistent à la Messe ou de ceux pour qui elle est dite.
Le
sacrifice de la Messe, comme satisfactoire,
remet aussi infailliblement aux pécheurs repentants une partie au moins de la
peine temporelle due au péché, et cela en proportion des dispositions plus ou
moins parfaites avec lesquelles ils y assistent. C’est pour cela, dit le Concile de Trente, que le
sacrifice eucharistique peut être offert aussi pour la délivrance des âmes du
purgatoire[8].
Enfin
comme sacrifice impétratoire ou de
Supplication, la Messe nous obtient ex opere operato toutes les grâces dont nous avons besoin pour nous sanctifier. C’est la grande prière du Christ toujours vivant qui
continue pour nous, accompagnée de la prière de l’Eglise, Epouse du Sauveur. L’effet de cette double prière est proportionné à notre
ferveur, et celui qui s’y unit de son
mieux est sûr d’obtenir pour lui et ceux
qui lui sont chers, les grâces les plus abondantes.
Selon
saint Thomas et beaucoup de théologiens, ces effets de la Messe relatifs à nous
ne sont limités que par la mesure de notre ferveur[9].
La raison en est que l’influence d’une cause universelle n’est limitée que par la capacité des sujets qui la
reçoivent. Ainsi le soleil éclaire et réchauffe sur une place aussi bien mille
personnes qu’une seule. Or le sacrifice de
la Messe, étant substantiellement le même que celui de la Croix, est, par
manière de réparation et de prière, une cause universelle de grâces, de
lumière, d’attrait et de force. Son
influence sur nous n’est donc limitée que
par les dispositions ou la ferveur de ceux qui la reçoivent. Ainsi une seule
messe peut être aussi profitable pour un grand nombre de personnes que si elle
était offerte pour une seule d’entre elles ; tout comme le sacrifice de la Croix ne fut pas moins
profitable au bon larron que s’il avait
été offert pour lui seul. Si le soleil réchauffe aussi bien sur une place mille
personnes qu’une seule, l’influence de cette source de chaleur spirituelle qu’est la Messe n’est
certes pas moindre dans son ordre. Plus on y assiste avec foi, confiance,
religion et amour, plus grands sont les fruits qu’on en retire.
Tout
cela nous montre pourquoi les saints, à la lumière des dons du Saint-Esprit, ont
toujours tant apprécié le Sacrifice de la Messe. Certains, quoique infirmes et
malades, voulaient se traîner à la messe, parce qu’elle vaut plus que tous les trésors. Sainte Jeanne d’Arc, se rendant à Chinon, importunait ses compagnons d’armes et obtenait d’eux, à force d’instances, d’assister chaque jour à la messe. Sainte Germaine Cousin
était si fortement attirée vers l’Eglise
quand elle entendait la cloche annoncer le saint sacrifice, qu’elle laissait ses brebis à la garde des anges et
courait assister à la messe ;
toujours son troupeau fut bien gardé. Le saint Curé d’Ars parlait du prix de la Messe avec une telle
conviction, qu’il avait obtenu que tous ou
presque tous ses paroissiens y assistassent. Nombre d’autres saints versaient des larmes d’amour ou tombaient en extase pendant le sacrifice
eucharistique ; quelques-uns ont vu à la place du célébrant Notre-Seigneur lui-même, le Prêtre principal. D’autres, à l’élévation
du calice, virent le précieux sang déborder, comme s’il allait se répandre sur les bras du prêtre et dans le
sanctuaire, et des anges venir avec des coupes d’or pour le recueillir, comme pour le porter partout où il y a des hommes à
sauver. Saint Philippe de Néri reçut des grâces de ce genre et se cachait pour
célébrer, à cause des ravissements qui souvent le saisissaient à l’autel.
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On
peut appliquer à ce sujet ce que saint Thomas[10]
dit de l’attention dans la prière vocale : « Elle peut
porter, soit sur les mots, pour les bien prononcer, soit sur le sens des mots,
soit sur la fin de la prière, c’est-à-dire sur Dieu et
la chose pour laquelle on prie… Cette dernière
attention, que des simples sans culture peuvent avoir, est quelquefois si
grande que l’esprit est comme porté en
Dieu et oublie tout le reste. »
De
même pour bien assister à la messe, avec foi, confiance, vraie piété et amour,
on peut la suivre de différentes manières. On peut être attentif aux prières liturgiques, généralement si belles et
si pleines d’onction, d’élévation et de simplicité. On peut aussi se rappeler
la Passion et la Mort du Sauveur, dont la messe est le mémorial, et se
considérer comme étant au pied de la Croix avec Marie, Jean, les saintes
femmes. On peut encore s’appliquer à
rendre à Dieu, en union avec Jésus, les quatre devoirs qui sont les fins du
Sacrifice : adoration, réparation,
demande et action de grâces[11].
Pourvu que l’on prie, même en récitant
pieusement son chapelet, on assiste fructueusement à la messe. On peut aussi avec
grand profit, comme sainte Jeanne de Chantal et beaucoup de saints, y continuer
son oraison, surtout si l’on est porté à
un amour pur et intense, un peu comme saint Jean à la Cène reposant sur le Cœur de Jésus.
Mais
de quelque manière qu’on suive ainsi la
Messe, Il Importe d’insister sur une chose
importante. Il faut surtout nous unir
profondément à l’oblation du Sauveur, prêtre
principal : Avec lui, il faut l’offrir à son Père,
en nous rappelant que cotte oblation plait
plus à Dieu que tous les péchés ne lui déplaisent. Il faut nous offrir aussi chaque jour plus
profondément, offrir particulièrement les peines
et contrariétés que nous avons déjà à porter et
celles qui ce présenteront dans la journée.
C’est ainsi qu’à l’offertoire le prêtre dit : « In spiritu
humilitatis et in animo contrito suscipiamur a te, Domine : C’est avec un
esprit humilié et un cœur contrit que nous
vous demandons, Seigneur, de nous
recevoir. »
L’auteur de l’Imitation, I. IV, ch. VIII, insiste à bon droit sur ce
point : Le Seigneur y dit : « Comme je me suis offert volontairement à mon Père pour
vos péchés, sur la croix…, ainsi vous
devez tous les jours, dans le sacrifice de la Messe, vous offrir à moi, comme
une hostie pure et sainte, du plus profond de votre cœur… C’est vous que je
veux et non pas vos dons… Si vous demeurez
en vous-mêmes, si vous ne vous abandonnez
pas sans réserve à ma volonté, votre oblation n’est pas entière, nous ne serons pas unis parfaitement. »
Au
chapitre suivant, le fidèle répond : « Dans la simplicité de mon cœur, je m’offre à
vous, mon Dieu, pour vous servir à jamais… Recevez-moi avec l’oblation sainte de votre précieux Corps… Je vous offre aussi tout ce qu’il y a de bon en moi, si imparfait que ce soit, pour
que vous la rendiez plus digne de vous. Je vous offre encore tous les pieux
désirs des âmes fidèles, la prière pour ceux qui me sont chers… la supplication pour ceux qui m’ont offensé ou attristé, pour ceux aussi que j’ai moi-même
affligés, blessés, scandalisés, le sachant ou non, afin que vous nous
pardonniez à tous nos offenses mutuelles…
et faites que nous soyons dignes de jouir ici-bas de vos dons et d’arriver à l’éternelle vie. »
La
Messe ainsi comprise est une source féconde de sanctification, de grâces
toujours nouvelles ; par elle peut se
réaliser de mieux en mieux pour nous chaque jour la prière du Sauveur : « Je leur ai
donné la lumière que vous m’avez donnée,
afin qu’ils soient un comme nous sommes un,
moi en eux et vous en moi, afin qu’ils
soient parfaitement un, et que le monde connaisse que vous m’avez envoyé et que vous les avez aimée comme vous m’avez aimé » (Jean,
XVII, 23).
La
visite au Saint-Sacrement doit nous
rappeler la messe du matin, et nous devons penser que dans le Tabernacle, s’il n’y a pas de sacrifice proprement dit, lequel cesse avec
la messe, cependant Jésus réellement présent continue d’adorer, de prier et de rendre grâces. C’est à toute heure du jour que nous devrions nous unir à
cette oblation du Sauveur. Comme le dit la prière au Cœur Eucharistique : « Il est patient à nous
attendre, pressé à nous exaucer ; il
est le foyer de grâces toujours nouvelles, le refuge de la vie cachée, le maître
des secrets de l’union divine. » Nous devons, près du Tabernacle, « nous taire pour l’entendre, et nous quitter pour nous perdre en lui »[12].
Rome,
Angelico.
Fr. Réginald
Garrigou-Lagrange, O.P.
[1] Session XXII, cap. I et II.
[2] De même l’humanité du Sauveur reste numériquement la même, mais depuis sa résurrection elle est impassible, tandis qu’auparavant elle était sujette à la douleur et à la mort.
[3] « Sacrificium externum est in genere signi, ut signum interioris sacrificii. »
[4] Homil. LX au peuple d’Antioche.
[5] Livre de ses visions et instructions, chap. LXVII.
[6] Cf. S. Thomas, IIIa, q. 48, a. 2 : « Ille proprie satisfacit pro offensa, qui exhibet offenso id quod æque vel magis diligit, quam oderit offensam. »
[7] Cf. Concile de Trente, sess. XXII, c. II : « Hujus quippe oblatione placatus Dominus, gratiam et donum pœnitentiæ concedens, crimina et peccata etiam ingentia dimittit. »
[8] Ibidem.
[9] Cf. S. Thomas, IIIa, q. 79, a. 5 et a. 7 ad 2um, où il n’y a pas d’autre limite indiquée que celle de la mesure de notre dévotion « secundum quantitatem seu modum devotionis eorum » (id est : fidelium). Cajetan, In IIIam, q. 79, a. 5. Jean de Saint-Thomas, In IIIam, disp. 32, a. 3. Gonet, Clypeus… De Eucharistia, disp. II, a. 5. n° 100. Salmanticenses, de Eucharistia, disp. XIII, dub. VI. Nous nous séparons tout à fait de ce qu’a écrit à ce sujet le P. de la Taille, Esquisse du mystère de la foi, Paris, 1924, p. 22.
[10] IIa IIae, q. 82, a. 13.
[11] La première partie de la messe jusqu’à l’offertoire nous inspire des sentiments de pénitence et de contrition (Confiteor, Kyrie eleison), d’adoration et de reconnaissance (Gloria in excelsis), de supplication (Collecte), de foi vive (Epitre, Evangile, Credo), pour nous préparer à l’offrande de la sainte Victime, suivie de la communion et de l’action de grâces.
[12] Nous recommandons, pour lire pendant la visite au Saint-Sacrement ou pour méditer comme sujet d’oraison, Les élévations sur la Prière au Cœur Eucharistique de Jésus, qui ont été publiées pour la première fois en 1926, Editions de la Vie Spirituelle.