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Connaître Christ comme fils
de Lausanne, place de Montbenon,
Et celui qui m'aime sera aimé de mon Père,je l'aimerai et je me ferai connaître à lui. Jean 14: 21. Connaissance incomplète de Jésus-Christ. Il ne se fait pas connaître à
chacun mais seulement à ceux qui y sont préparés et cherchent la vérité
de tout leur coeur. Il ne veut pas se révéler à nous dans l'impatience
et le tourbillon de la vie. Nous lisons dans Marc 8: 22, qu'un jour où notre
Sauveur se trouvait dans la ville de Bethsaïda, entouré de la foule, il
y avait là un aveugle venu d'un village des environs, que ses amis amenèrent
à Jésus, afin qu'Il le guérit. Christ alors, prenant l'aveugle par
la main, le fit sortir du village. Il ne voulait pas le guérir au milieu de
la foule, qui aurait pu être une entrave à l'oeuvre qu'il désirait
accomplir. Le Seigneur fit alors une chose que, sans doute, vous n'aimeriez pas du
tout : Il mit de la salive sur les yeux de cet homme. Si certains d'entre nous avaient
été là, ils auraient perdu la foi. Nous n'aurions pas aimé cette
salive et nous aurions dit: «Mais ne peut-il pas guérir d'un mot, sans
même toucher le malade ? » Pourtant, il y avait une cause déterminée
à cet acte. La salive ne contenait aucune médecine, aucun remède,
mais Christ désirait se rendre compte de la foi de l'aveugle : « S'il ne
fait pas d'objection, je le guérirai ». Cet aveugle avait de la foi, certainement,
mais il y avait encore quelque difficulté ; sa foi n'était pas entière,
il y avait un déficit dans sa foi, aussi ne reçut-il qu'une demi-guérison.
Christ lui demande s'il voit quelque chose, et il répond : « je vois des
hommes qui marchent et qui sont comme des arbres... » Mais les hommes ne sont
pas comme des arbres ! Ses yeux n'étaient qu'à demi-ouverts ; il ne pouvait
pas voir les choses clairement, aussi Christ dut-il toucher ses yeux de nouveau.
Au commencement, il n'avait pas assez de foi pour que Christ pût le guérir
et il ne reçut qu'une demi-vue, mais ensuite sa foi augmenta, il crut entièrement
et reçut alors une guérison complète. Il y a aux Indes, des gens qui ressemblent
à cet aveugle. Leurs yeux sont ouverts, mais ils n'ont reçu qu'une demi-vue,
ils ne voient pas distinctement. De même que cet aveugle vit des hommes qui
étaient comme des arbres, de même beaucoup de chrétiens, aux Indes,
ne réalisent pas, ne voient pas Christ. Ils pensent qu'il n'a été
qu'un homme et ne voient pas qu'Il est Dieu. Cependant, il y en a aussi en Europe qui
connaissent vraiment Christ comme le Sauveur vivant et qui partent comme missionnaires.
D'autres, qui ne peuvent pas partir eux-mêmes, aident par leurs dons ceux qui
s'en vont afin que les contrées qui n'ont pas encore eu l'occasion de recevoir
l'Évangile puissent à leur tour en entendre le message. Mais nous ne pouvons
rien faire pour les autres si nous n'avons pas premièrement compris et réalisé
nous-mêmes qui est Jésus-Christ. Beaucoup d'entre nous le connaissent comme
le Fils de l'homme, ainsi que c'était le cas pour l'aveugle-né. Cet homme
aurait dû être infiniment reconnaissant car, enfin, il était né
aveugle et ses yeux furent miraculeusement ouverts ; mais, bien qu'il eût reçu
la vue, il y avait une chose des plus importantes qu'il ignorait encore. Sans doute,
lorsque ses connaissances l'interrogèrent, lui demandant comment il avait trouvé
la guérison, il rendit ce témoignage: « Jésus-Christ m'a guéri
». Mais, quand Jésus, l'ayant rencontré de nouveau, lui demanda: «
Crois-tu au Fils de Dieu? », il ne savait pas du tout de qui il était question.
Il connaissait le Fils de l'homme, mais il ne savait pas que Jésus, le Fils
de l'homme, est aussi le Fils de Dieu, de sorte que, ayant reçu la vue de ses
deux yeux, il avait reçu Jésus comme le Fils de l'homme; n'ayant pas reconnu
que ce même Jésus est le Fils de Dieu, il n'avait pas reçu la vue
de l'Esprit. Beaucoup de chrétiens sont comme
Marie, qui aimait Jésus-Christ et allait le voir dans son tombeau lorsqu'Il
ressuscita des morts. Elle aimait Jésus de toute son âme et pourtant, quand
elle le vit sortir du tombeau, elle ne le reconnut pas. Sa vue était troublée
par les larmes, il y avait devant ses yeux comme un brouillard qui l'empêchait
de le reconnaître ; elle crut que c'était le jardinier. C'est ainsi pour
beaucoup de chrétiens ; ils aiment Jésus sans reconnaître en Lui le
Sauveur qui se leva d'entre les morts, le Christ vivant. Ils ne peuvent pas le reconnaître
à cause du brouillard du péché et de l'erreur ; ils ont des larmes
de tristesse plein les yeux. Mais, quand ils ouvrent leur coeur à Christ, alors
ils le reconnaissent. Marie reconnut sa voix. Si nos coeurs sont remplis de sa présence,
nous le reconnaissons partout, dans le jardin, dans les lieux solitaires, lui Jésus,
le Sauveur du monde. Il s'est fait homme pour nous et, parce qu'il a vécu comme
un homme, nous ne pouvons pas croire qu'il est Dieu. Parabole du Propriétaire de moutons déguisé.
Il y a quelques années, dans les
montagnes de l'Himalaya, je rencontrai un homme qui possédait plusieurs centaines
de moutons. Ayant perdu quelques-uns de ces animaux, égarés ou malades
dans la montagne, il demanda à ses serviteurs d'aller à leur recherche
; ils refusèrent, par crainte des bêtes féroces. Voyant que ses serviteurs
avaient peur, le maître décida d'aller lui-même à la recherche
de son troupeau perdu, pour le sauver. En réfléchissant à la chose,
il se dit : « Si je vais tel que je suis, les moutons ne me reconnaîtront
pas. Ils connaissent mes serviteurs qui les ont conduits au pâturage, mais moi
ils ne me connaissent pas. Il faut que je ressemble à un mouton et ils me suivront!
» Cet homme fit alors une chose bien extraordinaire : il se couvrit d'une grande
peau de brebis et sortit ainsi vêtu, en s'efforçant de marcher comme un
mouton Les moutons ne s'effrayèrent pas du tout en voyant arriver cet être
qui leur ressemblait tellement et il put ainsi les ramener au bercail. Tout heureux
d'avoir sauvé tous ses moutons égarés, le maître enleva la peau
de brebis. Le troupeau dut alors être très surpris, car il croyait avoir
affaire à une brebis et voilà que c'était un homme. Il était
devenu pareil à une brebis, afin de sauver ses brebis perdues, par amour pour
son troupeau. Jésus-Christ, qui est Dieu, s'est fait homme par amour, afin de
sauver ceux qui étaient perdus. Les aveugles spirituels croient qu'il n'est
qu'un homme, mais le temps viendra où ils comprendront qu'il n'est pas un simple
homme, qu'Il est le Fils de Dieu qui s'est fait homme pour sauver l'humanité
perdue. Ceux qui mettent du temps à part pour la prière ne sauront pas
cela au dernier jour seulement, mais le comprendront déjà dans ce monde.
Ils sauront que, bien qu'il ait été semblable à nous et qu'il ait
vécu en Palestine comme un simple homme, il était Dieu. Cela, le monde
ne peut pas le reconnaître ; les hommes de prière seuls arrivent à
le réaliser. Il y a quelques années, moi aussi je ne le connaissais pas
tel qu'il est ; je pensais qu'il n'était qu'un grand homme. Le Christ vivant est apparu à
Sundar Singh
J'aimerais redire ici comment je me suis converti, comment je suis devenu chrétien. Beaucoup d'entre vous ne savent pas que j'étais un ennemi de Jésus-Christ. Je déchirais l'Évangile et je le jetais au feu ; je pensais : « C'est une religion fausse ; notre hindouisme est la seule vraie religion ». Quand, tout jeune encore, je ne fus plus satisfait par ma religion, je ne voulus pourtant pas croire à Jésus-Christ et je pensai à me suicider. Un matin, je me levai de très bonne heure, je pris un bain froid et me mis à prier, demandant que, si Dieu existe, Il vînt me montrer le chemin du salut. A cinq heures du matin, un train devait passer et il avais décidé de me suicider en me mettant sur les rails, si je n'avais pas, auparavant, trouvé la paix. je priais donc pour que Dieu se révélât à moi, sinon j'irais me suicider, afin de le rencontrer dans l'autre monde. Au bout d'une heure et demie de prière, je vis quelque chose de merveilleux que je ne compris pas tout d'abord. Là, dans ma chambre, le Christ glorieux m'apparut et me dit d'une voix pleine de douceur: «jusqu'à quand me persécuteras-tu ? je suis mort pour toi ; je suis le Sauveur du monde ». je ne m'y serais jamais attendu. C'était le 18 décembre 1904, et trois jours auparavant j'avais brûlé la Bible! Alors, la puissance du Christ vivant me pénétra et je trouvai mon Sauveur, mon tout. Lorsque je me relevai, Il avait disparu, mais la paix merveilleuse qui remplissait mon coeur ne m'a pas quitté. Il faisait encore nuit quand j'allai réveiller mon père, qui dormait dans une autre chambre, et lui racontai ce qui m'était arrivé. je lui dis : « Maintenant, je suis chrétien ». Il ne pouvait pas le croire : « Comment! Avant-hier tu brûlais la Bible et aujourd'hui tu serais chrétien! C'est impossible!» Je répondis : « C'est vrai! je connaissais Jésus-Christ par les livres, mais maintenant je Le connais, Lui, le Christ vivant, parce que je l'ai vu et je sais qu'Il est Dieu. je l'ai haï aussi longtemps que ai cru qu'il n'était qu'un homme, mais maintenant Il s'est révélé à moi, je veux le servir ». Si je n'avais pas vu le Christ vivant,
je n'annoncerais pas l'Évangile que je brûlais il y a quelques années.
Cependant, je ne suis pas ici pour prêcher, mais pour rendre témoignage
de ce que Jésus-Christ peut faire. S'il peut se révéler d'une manière
si magnifique à un ennemi, combien plus peut-Il se révéler à
vous, qui le connaissez depuis votre enfance ? Il ne suffit pas d'avoir entendu parler
de Jésus-Christ ; il faut le connaître lui-même, personnellement.
je suis certain que, par la prière, il se révélera aussi à vous
; alors, vous le connaîtrez tel qu'Il est, et non seulement il se révélera
à vous, mais il viendra lui-même vous donner la puissance, la joie, la
paix, pour surmonter les tentations. C'est ma propre expérience. Nécessité de prier
chaque matin et de rendre
Je ne vous dirai pas tout ce qu'il a fait pour moi, car vous ne pourriez pas le comprendre. Les hommes ne croient pas à ces choses, parce qu'ils ne les comprennent pas et ils ne les comprennent pas, parce qu'ils n'en ont pas fait l'expérience. Si vous priez, si chaque matin, vous savez réserver un moment de prière tranquille avec le Seigneur, vous verrez des choses magnifiques, car tout est possible avec Dieu et vous devez devenir ses témoins. Il est probable que je ne vous reverrai jamais, mais je veux encore vous dire que, si vous ne consacrez pas du temps à la prière et ne rendez pas témoignage au Christ vivant, vous serez blâmés au jour du jugement. je vous ai donné mon témoignage, je vous ai dit les choses merveilleuses que le Seigneur a faites pour moi ; j'ai fait mon devoir. A vous maintenant de faire le vôtre. Il ne suffit pas de s'appeler chrétien et d'entendre parler de Christ, il faut apprendre à le connaître comme son Sauveur personnel. Ce n'est que lorsque nous sommes en relation intime avec Lui que nous le connaissons et le servons ; alors, nous ne pouvons plus nous taire ; nous allons dire à d"autres que Jésus-Christ est le Christ vivant. Avant de quitter les Indes, je rencontrai un homme qui avait vu un enfant né avec deux têtes. C'est une chose extraordinaire qu'un enfant avec deux têtes, et cet homme avait besoin de raconter cela. Eh bien, celui qui a vu le Créateur lui-même, comment pourrait-il se taire ? Ceux qui se taisent, ceux qui ne savent pas ouvrir la bouche pour parler de Christ, ne l'ont pas vu, car si nous l'avons vu, nous ne pouvons plus nous taire, l'amour pour notre Sauveur nous contraint à parler ; nous devons dire : «Venez et voyez Celui qui est le Christ vivant ». Il veut faire de grandes choses pour vous aussi, si vous lui en donnez l'occasion. Il vous demande de Lui consacrer quelques instants chaque jour pour vous recueillir avec lui dans la prière, afin qu'il puisse se révéler lui-même à vous, mais vous n'avez pas le temps, vous êtes trop occupés! Si vous n'avez pas de temps pour la prière,
vous ne le connaîtrez jamais. C'est la prière seule qui peut vous faire
voir Jésus-Christ et alors il parlera à vos âmes. Que Dieu nous aide
à le connaître, et quand nous le connaîtrons, nous aurons la puissance
d'être ses témoins. Hommage à la Mission. Je désire ajouter quelque chose que
j'ai oublié de vous dire. J'ai rendu mon témoignage, mais je voudrais aussi
rendre témoignage à ces serviteurs du Christ, qui sont venus d'Europe aux
Indes pour annoncer l'Évangile et dont j'ai vu le travail à Calicut et
ailleurs. Quelques-uns ont donné jusqu'à leur vie pour amener les païens
à Christ. Au dernier jour, Christ vous demandera : « Qu'as-tu fait pour
moi ? » Il y a peut-être parmi vous des égoïstes, qui ne s'inquiètent
pas du salut des autres et ne pensent qu'à leur propre salut. Si Christ avait
pensé ainsi, il n'aurait jamais quitté le Ciel pour descendre sur la terre,
afin de nous sauver. C'est notre devoir d'aider aux autres. Vous ne pouvez pas partir
tous comme missionnaires, mais tous vous pouvez aider en priant et en donnant de
l'argent. Si vous aimez Jésus-Christ, c'est votre devoir d'aider les serviteurs
de Dieu dans leur travail missionnaire. Si vous ne faites rien pour les autres, vous
serez punis à cause de votre égoïsme. Le monde est une grande famille.
Nous devons nous aider les uns les autres. Nous devons être les témoins
de Christ et aider ceux qui s'en vont au loin porter leur témoignage ; les aider
de nos prières et de notre argent. |