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PRIÈRES

 

PRIÈRE EN VERS, A CHACUN DES MEMBRES DE JÉSUS-CHRIST SOUFFRANT ET ATTACHÉ A LA CROIX.

AUX PIEDS.

AUX GENOUX.

AUX MAINS.

AU CÔTÉ.

A LA POITRINE.

AU CŒUR.

A LA FACE.

PRIÈRE DÉVOTE A NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS ET A LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE SA MÈRE.

PROSE POUR LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR.

 

PRIÈRE EN VERS, A CHACUN DES MEMBRES DE JÉSUS-CHRIST SOUFFRANT ET ATTACHÉ A LA CROIX.

AUX PIEDS.

 

Je vous salue, salut du monde, je vous salue, je voles salue, ô Jésus mon bien-aimé; je voudrais, oui, je voudrais m'attacher à votre croix; vous savez pourquoi, donnez-moi la grâce de vous posséder.

Je m'approche comme si j'étais présent, bien plus, je vous crois présent. Oh! que vous êtes pur à mes yeux, en ce lieu! Je me prosterne à vos pieds, soyez prompt au pardon.

Je contemple avec affection les clous de vos pieds, ces cruelles blessures et ces marques sanglantes; je suis saisi de douleur en votre présence, au souvenir de vos plaies.

Rendons grâces à la charité de ce cher blessé. O ami des pécheurs, ô vous qui guérissez nos blessures, ô Père compatissant des pauvres !

Tout ce qu'il y a en moi de brisé, de forcé,       de démis, daignez le guérir, ô doux Jésus, redressez-le par un charitable remède.

Je vous cherche sur votre croix, avec un coeur peur, autant que je le puis; c'est là, je l'espère, que vous me guérirez; guérissez-moi et je serai sauvé, lavez-moi dans votre sang.

Imprimez dans mon coeur vos plaies vermeilles et ces trous profonds, afin que je sois crucifié tout entier avec vous, et que je vous aime en toute manière.

Doux Jésus, Dieu clément, je suis coupable, mais je crie vers vous; montrez-moi votre bonté, ne me repoussez point, quelque indigne que je sois de m'approcher de vos pieds sacrés.

Je suis prosterné devant votre croix, j'embrasse vos pieds adorables, ô bon Jésus, ne me méprisez pas, mais, du haut de ce bois sacré, jetez les yeux sur moi, par un effet gratuit de votre compassion.

Placé debout sur cet instrument de votre supplice, regardez-moi, ô mon bien-aimé, convertissez-moi tout entier à vous, et dites-moi ouvertement - Sois guéri, je te remets tous tes péchés.

 

AUX GENOUX.

 

Salut, Jésus, roi des saints, espérance des pécheurs, homme et vrai Dieu suspendu comme un criminel sur le bois de la croix, agité sur vos genoux tremblants.

O que vous êtes pauvre ! que vous      êtes nu ! Comme vous êtes vraiment devenu le jouet de ces moqueurs. Vous êtes brisé dans tous vars membres, non point par nécessité cependant, mais par l'effet de votre libre choix.

Votre   sang,    abondamment répandu, ne cesse de     couler ; tout inondé de ce liquide sacré, vous êtes plongé dans une extrême douleur, et ceint d'une vile étoffe.

O majesté infinie ! ô indigence inouïe ! Qui est-ce qui, en retour d'une charité si grande , vous cherche en vérité, et donne son sang pour votre sang.

Vil d'action, dur de coeur, que vous répondrai-je, que rendrai-je à cet ami qui a voulu mourir pour moi, pour m'empêcher de subir un double trépas.

Votre amour est nu amour puissant, dont ne sauraient triompher les lois mêmes de       la mort. O avec quel souci tendre et pieux vous nue serrez contre vous, pour que la morsure de la mort ne m'atteigne pas.

En reconnaissance de cet amour, je vous embrasse en rougissant, je me serre a vous de toutes mes forces, vous savez pourquoi, mais souffrez-le et dissimulez.

Que cette liberté ne vous déplaise pas, mais que votre sang, qui coule de tous côtés, me guérisse et me lave, infirme et souillé que je suis, de telle sorte qu'il ne reste plus de tache en moi.

Excitez-moi à vous chercher sanglant sur cette croix, méprisé et étendu ; accomplissez ainsi ma volonté, et faites ce que je désire. Que mon premier souci soit de vous chercher avec un cœur pur. Ce ne sera point pour moi une peine, je ne serai point fatigué, mais guéri et purifié quand je vous aurai embrassé.

AUX MAINS.

 

Salut Jésus, ô bon pasteur, fatigué dans votre agonie, salut, ô vous qui êtes attaché sur le bois, vos saintes mains étendues.

Mains sacrées, je vous salue, remplissez-vous de roses nouvelles, vous qui êtes si durement clouées à ces rameaux, et si cruellement percées de clous et qui dégouttez de sang.

De chacune de vos mains, votre sang s'échappe de toutes parts avec abondance, un sang rouge comme la rose, c'est le prix d'une grande rançon.

Mains percées de clous et empourprées de sang, mon coeur tout d'abord dans son amour boit avec ardeur les gouttes qui en tombent.

O comme vous vous exposez largement à tous les yeux, ô Jésus, également bien disposé pour les méchants et pour les bons; vous excitez les paresseux, vous appelez ceux qui sont pieux, vous les placez dans vos bras, et vous voies tenez à la disposition de tous par un effet de votre grâce.

Et moi,  je me présente à vous, qui êtes blessé et sanglant : vous avez toujours compassion des malheureux; que je ne vous sois point à charge, ô vous qui êtes à la disposition de ceux qui vous aiment.

Ainsi étendu sur cette croix, attirez à vous mes sentiments, mon pouvoir, mon vouloir, mon savoir, faites-moi serrer votre croix, prenez-moi dans vos bras.

Dans une charité si étendue, tirez-moi dans la vérité, au nom de cette croix élevée, conduisez-moi au triomphe de la croix, en mettant fin à mes vices.

Mains sacrées, je vous baise, et je trouve mes délices à gémir : je rends grâces à tant de blessures, je couvre de larmes et de baisers ces durs clous, ces gouttes saintes.

Baigné dans votre sang, je me recommande tout entier à vous : que ces saintes mains, ô Jésus-Christ, me défendent dans les pressants dangers.

AU CÔTÉ.

 

Salut, Jésus, souverainement bon, et enclin à pardonner, que vos membres amaigris sont cruellement tendus et desséchés sur l'arbre de la croix.

Salut, côté du Sauveur, où se trouve caché le miel de la douceur, où se montre la force de l'amour, d'où jaillit un fontaine de sang qui purifie les coeurs souillés.

Je m'approche de vous, pardonnez-moi, Jésus, si je pèche : mais, la rougeur sur le front, suivant le mouvement de mon coeur, je viens sonder vos blessures.

Salut, douce ouverture, d'où s'échappe un flot dur, porte ouverte, profonde et plus rouge que la rose, salut, remède salutaire.

Votre parfum est préférable à celui du vin, il chasse le venin du serpent; quiconque vous boit, boit la vie : vous qui avez soif, accourez, et vous, Seigneur, ouvrez cette blessure. Plaie rouge de sang, ouvrez-vous. Faites que mon tueur vous sente, laissez-moi entrer en vous, je voudrais y pénétrer tout entier : élargis-toi pour recevoir le pauvre qui frappe.

Je te touche de ma bouche et te presse avec ardeur : je plonge en toi mon coeur, je te baise dans le transport de mon âme, laisse-moi passer tout entier en toi.

O que ce goût est plein de douceur : celui qui vous goûte, ô Jésus, vaincu par votre douceur, pourrait mourir d'amour, en ne chérissant que vous.

Cachez-moi dans cette plaie, ensevelissez-y profondément mon coeur, qu'il s'y échauffe et s'y repose. en paix, et ne craigne plus personne.

A l'heure de la mort, que mon âme, ô doux Jésus, entre dans votre côté, en sortant de moi, qu'elle entre en vous, afin que le lion redoutable ne l'attaque         pas , mais plutôt qu'elle reste en vous.

A LA POITRINE.

 

Salut, ô Dieu mon Sauveur, Jésus, mon tendre amour : salut, poitrine vénérable qu'on ne doit toucher qu'avec crainte et respect, salut, demeure de l'amour.

Salut, trône de la Trinité, arche d'une immense charité, soutien de la faiblesse, paix et repos du voyageur fatigué, lit des humbles. Salut, Jésus digne de tout respect, que nous devons toujours rechercher avec soin, regardez-moi, je m'approche de vous, et embrasez-moi d'une grâce qui pénètre mes entrailles.

Donnez-moi un coeur pur, ardent, pieux, gémissant, une volonté pleine de renoncement, toujours d'accord avec la vôtre, et l'abondance des vertus.

Doux Jésus, tendre pasteur, Fils de Dieu et de Marie, tendre Père, effacez par les eaux abondantes de la fontaine de votre coeur, la tache de mes souillures.

Salut, splendeur, figure et Fils du Dieu suprême, faites couler dans votre clémence, de vos trésors abondants, des dons sur les pécheurs désolés et indigents.

Poitrine de Jésus-Christ si boit pour nous, que, par votre grâce, je devienne juste, je sois délivré de mes fautes, embrasé du feu de la charité, et que je pense toujours à vous.

Vous êtes un abîme de sagesse, les concerts harmonieux des anges vous célèbrent, c'est de vous que sortit l'amour que saint Jean suça sur la poitrine du maître, faites qu'il habite en vous.

Salut, source de bonté, la plénitude de la divinité réside corporellement en vous; que les leçons que vous donnez guérissent en moi la vanité.

Salut, temple véritable de Dieu, je vous prie d'avoir pitié de moi, arche de tout bien, vase précieux, Dieu de toutes les créatures, faites que je sois mis au nombre des élus.

AU CŒUR.

 

Salut, coeur du souverain roi, je vous salue avec un coeur joyeux, je me plais à vous embrasser : mon coeur ne désire qu'une chose, c'est que vous m'excitiez à vous parler.

Quel amour vous transportait, quelle douleur vous tourmentait, lorsque vous vous épuisiez entièrement, quand vous vous donniez à nous pour nous délivrer de la mort,

O combien amère, cruelle et avare fut cette mort, qui entra dans cet appartement où vit la vie du monde, qui attaqua votre coeur très-doux !

A cause de la mort que vous avez soufferte, quand vous avez donné votre âme pour moi, coeur bien aimé de mon coeur, attirez    à vous mon amour : c'est là le plus ardent de mes désirs.

O doux coeur, Coeur aimé par dessus tout, purifiez mon cour, la vanité l'a séduit         et endurci, rendez-le pieux et timoré, éloignez de lui   la dangereuse tiédeur.

Par l'intime de mon coeur, quelque pécheur et coupable que je sois, que votre amour déborde et ravisse tout entier ce cour languissant et blessé de charité.

Dilatez-vous, ouvrez-vous, comme une rose d'un merveilleux parfum, unissez-vous à mon cour, imbibez-le, pénétrez-le; que souffre celui qui vous aime ?  — Il ne sait vraiment que faire, il ne se peut retenir, il n'impose aucune mesure à l'amour; quiconque subit ce sentiment impérieux voudrait mourir de plusieurs morts.

C'est de la voix la plus ardente de mon cour que je dis, coeur plein de douceur, inclinez-vous vers le mien parce que je vous aime, qu'il lui soit permis de se coller à vous, tant ma poitrine est embrasée pour vous.

Qu'il vive dans votre amour, que la torpeur ne l'engourdisse jamais, qu'il vous prie, qu'il pleure devant vous, qu'il vous adore et vous rende ses hommages, qu'il jouisse de vous en tout temps.

Rose du coeur, ouvrez-vous, votre parfum est un baume délicieux; daignez vous épanouir, faites que mon coeur soupire dans la flamme de son désir.

Faites que mon cour s'unisse à votre coeur, que je sois blessé avec vous, ô Jésus. Car le mien devient semblable au vôtre, s'il est percé des flèches des affronts.

Faites passer le mien, par votre poitrine, afin qu'il se rapproche du vôtre, par l'effet d'une douleur gaiement supportée, dans un vase qui est beau dans sa laideur, qui le contienne à peine.

Qu'il se repose en vous et y fixe son séjour, voilà qu'il s'élance vers vous, il veut brûler pour vous, Jésus ne vous y opposez point, afin qu'il brûle de bons sentiments pour vous.

A LA FACE.

 

Salut, tête ensanglantée, couronnée d'épines, brisée, blessée frappée à coups de roseaux, figure couverte de crachats.

Salut, doux visage, changé et bouleversé, privé de son éclat, tout couvert de pâleur et que la cour céleste désire contempler.

Toute force et toute vigueur en a disparu, je n'en suis pas surpris, la mort s'y trouve empreinte, le Seigneur est suspendu défaillant, la face amaigrie.

Ainsi épuisé, ainsi méprisé, livré ainsi à la mort pour moi, montrez-vous à un pécheur indigne avec le signe de l'amour et la face brillante.

Dans votre passion, reconnaissez-moi, bon pasteur, de qui j'ai sucé le miel avec la douceur du lait, plus suave que toutes les délices.

Ne me dédaignez pas, moi qui ne suis qu'un pécheur, ne me méprisez point malgré mon indignité; votre mort arrive, inclinez ici votre tête et placez-la entre mes bras.

Je me réjouirai d'être mêlé à votre passion, de mourir avec vous sur cette croix,          accordez à celui qui aime ce, bois d'expirer à son ombre. Jésus que j'aime, je rends grâces à votre trépas si amer, vous qui êtes un Dieu clément, faites que je ne meure point sans vous.

Puisque je ne puis éviter ce sort, ne m'abandonnez pas alors, à cette heure redoutable; venez, Jésus, venez sans retard, protégez-moi, délivrez-moi.

Quand vous m'ordonnerez de partir, ô bon Sauveur, montrez-vous à moi, ô vous que je dois embrasser, montrez-vous sur votre croix salutaire.

 

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PRIÈRE DÉVOTE A NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS ET A LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE SA MÈRE.

 

Fils unique et souverain du Père suprême, Créateur du monte, Père tendre, jetez sur les pécheurs affligés des regards de bonté.

Mère souveraine du Fils suprême,vous qui tenez en main le moyen de nous secourir, tendre mère, nourrissez du lait de vos conseils les pèlerins de cet exil.

O doux Seigneur, qu’ils trouvent la consolation en respirant en votre nom, vous qui, pour ôter les péchés du monde, avez daigné naître d'une vierge, ô vous qui êtes le père de celle qui vous a donné le jour.

Qu'ils soient consolés, ô aimable souveraine, ceux qui ont soif de vos consolations, heureuse femme à qui conviennent les deux noms de Vierge et de mère.

O figure de la substance du Père, vous êtes la splendeur de la gloire, la véritable lumière de la justice, de qui découle la plénitude de toute grâce.

O reine du royaume de David; vous êtes la tige de la fleur du Seigneur, vous êtes l'arche du pain des anges, dont notre désert mérite de se nourrir.

Force et sagesse du Père, vous qui disposez tout avec douceur, vous n'avez avec lui qu'une seule et même substance, vous partagez avec lui l'honneur et la gloire.

Etoile   de la mer, reine du monde, vous êtes la mère de ce petit enfant que tous et chacun, que partout et toujours adorent les peuples fidèles.

O saint admirable des saints, ô vous que tout l'univers désire, homme puissant et Dieu humble, ô mon Seigneur, vous n'avez point, vous n'aurez jamais d'égal.

O sainte des saintes, très-douce créature, seule digne de produire un si divin rejeton, qui seule avez mérité que de votre chair très-pure sortit la majesté très-haute, l'Homme-Dieu. Jésus-Christ, source intarissable, qui rassasiez le coeur des hommes, dans ma soif je ne soupire qu'après vous; Fils de Dieu, seul vous me contenterez.

Mère du Christ, beauté virginale, qui êtes assise sur un trône dans les airs, votre nom, doux comme le miel, fait fondre mon coeur qui est dur comme le fer.

Bien souverain, rempli de douceur, lumière véritable émanée de la lumière véritable, dont le nom prononcé remplit d'une étonnante allégresse le cœur des justes.

Le lit de repos du bien suprême, doux cellier renfermant du vin délicieux, que le Roi du ciel, la douceur des doux, s'est fait en lui communiquant sa douceur.

Pères au dessus de tous les pères, réparateur du genre humain, qui avez pris, pour nous, misérables pécheurs, une chair humaine, dans le sein d'une femme.

Mère des mères, vierge des vierges, trésor de salut pour les humains, ô vous qui sans souillure aucune avez conçu en vous le souverain Seigneur.

Ecoutez ma prière, je vous en conjure, o vous qui accordez les grâces, et, dans votre miséricorde, pardonnez la misère de ce pécheur, effacez mes péchés.

Entendez, je vous en supplie, ô vous qui êtes pleine de grâce, les soupirs de ce pécheur, et, dans votre bonté, ô tendre mère, réconciliez-moi avec Dieu.

Père, ayez pour agréables les gémissements d'un malheureux, remettez-moi la dette de mon péché, parce que j'ai augmenté et j'augmente encore mes démérites.

Ayez pour agréables, ma mère, les cris attristés d'une coupable, apaisez le Seigneur en ma faveur; qu'il ne soit pas inexorable, ce maître que j'ai offensé.

O fils d'une mère vierge, entendez les plaintes d'une âme misérable qui, couchée dans la poussière, gémit d'être livrée à la corruption, comme un vil animal.

O vierge sans tâche, mon âme malheureuse crie, vers vous, cette âme qui, des l'âge le plus tendre jusqu'à ce jour, ne cesse de se livrer aux crimes les plus atroces.

Père miséricordieux, corrigez un fils qui s'égare, tendez-moi, dans ma chute, une main secourable, relavez-moi de la boue du vice, et conduisez-moi dans le chemin de vos commandements.

Tendre mère, visitez celui qui vous prie, ayez pour moi des sentiments de bonté dans votre coeur, en présence du clément Jésus, demandez qu'il me pardonne mes péchés.

Père, soyez-nous propice, vous qui êtes notre père et notre compagnon, nous vous louons , nous vous bénissons nous vous adorons, nous vous aimons de tout notre coeur.

Mère, soyez-nous propice, vous notre soeur et notre compagne faites que nos coeurs soient prompts et fervents à chanter vos louanges.

Créateur béni de tous les êtres, bénissez les esprits des fidèles , qui célèbrent votre nom, et que vous avez sauvés par le bienfait de votre mort.

Vous qui êtes bénie entre toutes les femmes; bénissez ceux qui célèbrent vos mamelles sacrées, celui que vous avez allaité donne la nourriture à ceux qui sont affamés.

Louanges, honneur au Fils de Dieu, salut, force et bénédiction; que bénies soient son incarnation, sa mort et sa résurrection.

Béni soit le père des lumières, bénie soit la vierge des vierges; que notre coeur exalte le Seigneur, qu'il soupire après l'éternelle source des douceurs. Amen.

 

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PROSE POUR LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR.

 

Que le chœur fidèle tressaille et fasse éclater sa joie, Alleluia.

Le sein d'une vierge immaculée enfante le roi des rois. O merveille!

L'ange du conseil est né d'une vierge, le soleil est fils d'une étoile. Soleil ne connaissant pas de déclin, étoile toujours brillante et toujours pure.

Comme l'astre répand son rayon, la vierge met au monde son fils, dans une forme pareille.

Le rayon n'altère point l'astre, et le fils ne souille point sa mère.

Le Verbe du Très-Haut a bien voulu s'incarner en prenant un corps. Isaïe a chanté, la Synagogue s'est souvenue, sans cesser néanmoins d'être aveugle.

Si elle ne croit pas ses Prophètes, qu'elle ajoute foi aux vers sibyllins des gentils, qui ont prédit ces merveilles.

Malheureuse, accours, crois les anciens monuments, pourquoi seras-tu condamnée, nation infortunée?

Celui qui prêche la lettre, considère-le dans son berceau ,        une femme l'a mis au monde. Amen.

 

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